Je vais mieux de J-P. Améris

Synopsis : Un quinquagénaire (E. Elmosnino) est victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ?

Notre avis :  Comédie. Peu de mouvements, le récit est plat et poussif. Quelques moments ou on espère un rebond mais rien.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Cinema

L’Homme qui tua Don Quichotte VO de T. Gilliam

Synopsis : Toby (A. Driver), un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol (J. Pryce) convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité? Don Quichotte survivra-t-il à sa folie? Ou l’amour triomphera-t-il de tout?

Notre avis : Imagination débridée du réalisateur. Il réalise un conte-testament où la beauté côtoie le pourrissement. La première partie est poussive mais quelle belle fin. A voir.

Poster un commentaire

Classé dans Cinema

En Guerre de S. Brizé

Synopsis : Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés et un bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site. Accord bafoué, promesses non respectées, les 1100 salariés, emmenés par leur porte‑parole Laurent Amédéo (V. Lindon), refusent cette décision brutale et vont tout tenter pour sauver leur emploi.

Notre avis : Le film se tient sur une ligne réaliste, au cœur d’un conflit endémique. Perrin Industrie n’existe pas, mais il suffirait de remplacer ce nom par Goodyear, Continental, Whirlpool, Sanofi et tant d’autres pour se retrouver dans la forme dure et précise du documentaire. A travers la justesse saisissante des répli­ques, le déséquilibre flagrant des forces en présence, la violence des échanges parle d’elle-même. Elle teinte d’ambiguïté et d’impuissance l’intervention des pouvoirs publics. Elle dépouille peu à peu les grévistes de tous les recours. Dialogues de sourds.

Pour avoir vécu des grèves qui nous semblaient justes, cela nous a fait rappeler les rapports de forces entre patrons et syndicats, les syndicats entre eux, le rapport avec les médias et les non grévistes. Le réalisateur ne fait pas de surenchères. A voir petits et grands.

Poster un commentaire

Classé dans Cinema

Senses 1 & 2 puis 3 & 4 et 5 VO de R. Yamaguchi

Synopsis : A Kobe, au Japon, quatre femmes (S. Tanaka, H. Kikuchi, M. Mihara, R. Kawamura) partagent une amitié sans faille. Du moins le croient-elles : quand l’une d’elles disparaît du jour au lendemain, l’équilibre du groupe vacille. Chacune ouvre alors les yeux sur sa propre vie et comprend qu’il est temps d’écouter ses émotions et celles des autres…

Notre avis : Ecouter, voir, sentir… sont des sens qui décompose le film fleuve en 3 parties. Quatre actrices non professionnelles interprètent quatre amies de Kobé. Jun, la plus émancipée, est à l’origine du quatuor. Le film peut paraitre fastidieux avec un stage de développement personnel qui dure quarante minutes ou la lecture publique d’une récitante où il ne se passe quasiment rien si ce n’est les choses qu’elle a manqué. Le plus important est le ressenti des héroïnes qui en devient bouleversant.

Le distributeur a découpé cet objet de cinéma en épisodes, à la manière d’une série, pour feuilletonner la sortie en salles pendant trois semaines consécutives.

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Cinema

Plaire, Aimer et Courir vite de C. Honoré

Synopsis : 1990. Arthur (V. Lacoste) a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques (P. Deladonchamps), un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Notre avis : Film en compétition à Cannes 2018. Il ne faut pas comparer ce film avec 120 battements par minute. Pourtant ces deux films abordent le même sujet, le début du SIDA. Histoire romantique dont on connait l’issue fatale de Jacques. Le réalisateur filme les corps, les visages, les regards prodigieusement. Les acteurs sont magnifiques.

A voir.

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Cinema

Ensemble Aleph au théâtre de Fontainebleau

Concert initialement prévu en forêt de Fontainebleau a été déplacé au théâtre suite au climat incertain. Souvenir de Forence, op 70 de Piotr Ilitch Tchaikovsky et La nuit transfigurée, op 4 de Arnold Schönberg ont été interprété par un sextuor de cordes; deux violons, deux altos et deux violoncelles.

Une belle soirée qui clôture la saison 2017-2018. Nous avons hâte de connaitre le programme de la prochaine saison.

Poster un commentaire

Classé dans Théâtre

La révolution silencieuse VO de L. Kraume

Synopsis : Allemagne de l’est, 1956. Kurt (T. Gramenz), Theo (L. Scheicher) et Lena (L. Klenke) ont 18 ans et s’apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l’armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d’Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.

Notre avis : C’est une histoire vraie et édifiante sur fond de guerre froide à Berlin Est. On est en Allemagne à une époque où le nazisme est encore dans toutes les mémoires et où les communistes, qui en ont triomphé, sont au pouvoir. Les personnages reçoivent en héritage les actes plus ou moins héroïques de leurs pères pendant la guerre, les reproduisent ou cherchent à s’en détacher. Le film montre les pressions exercées sur des élèves aux convictions divergentes. Il insiste sur les différentes façons d’être socialiste et de croire en la liberté. A voir absolument, un des meilleurs film de cette année.

Poster un commentaire

Classé dans Cinema